Jour 1 : Ajouté le 30/7/2008 à 23:39
Après 6h15 de vol, me voilà enfin arrivé à l'aéroport international de Douala à 16h30. Ayant eu la sagesse de prendre avec moi un bagage assez compact pour pouvoir le mettre en cabine, je n'aurais pas à attendre 1h les bagages mis en soute. En passant la Douane, j'aperçois un bureau de change (1 = 656 Fcfa), mais je préfère attendre d'en voir d'autres avant de changer mon argent pour pouvoir comparer. A peine sorti de l'aéroport, je me fais assaillir par diverses personnes qui veulent soit me vendre toutes sortes de choses, soit être mon guide, soit me changer de l'argent ou encore que je leur offre une bière pour faire connaissance. Après avoir décliner toutes ces offres, je me mets en quête des bureaux de change. Malheureusement, mes recherches se révèleront infructueuses, l'aéroport n'offrant que très peu de commerces, et je me décide donc à retourner à celui que j'avais vu précédemment. Il me faut maintenant un taxi pour me rendre à l'hôtel, ce sera chose faite après avoir trouvé un des rabateurs de taxi qui portent tous un gilet jaune. Une fois dedans, je me rends compte que celui-ci ne dispose pas de compteur, ce qui ne m'étonne guère, et demande donc le tarif au chauffeur qui me tend alors un petit livret "officiel" indiquant qu'il m'en couterait 5000 Fcfa et me plie donc à sa volonté. Je me rendrais compte quelques temps plus tard de mon erreur. Arrivé à l'hôtel, Diane que je suis censé retrouver n'est pas encore arrivée et n'arrivera pas avant 20h30, son bus ayant eu du retard, me laissant donc emplement le temps de m'inquiéter.
Diane est la raison de notre venue au Cameroun; en effet, elle y effectue un stage depuis 4 mois au Centre dencadrement et daction communautaire (CEAC) de Wassandé, village situé à une centaine de km de Ngaoundéré.
Une fois là, elle me présente Joan, un Camerounais de Douala dont la soeur qui vit en France est l'amie d'une de ses amies.
Après avoir partagé ensemble le club sandwich que je venais de me commander, déséspérant de la voir arriver, Joan nous emmène savourer mon premier authentique repas camerounais en ville à coté de la chefferie de Douala. Nous arrivons dans une petite rue où plusieurs "Mamans" proposent des plats typiques (de 800 Fcfa à 1500 Fcfa/personne). Nous nous laisserons tenter par un maquereau grillé accompagné de riz (800 Fcfa/personne). Pendant que nous mangeons, un enfant dépose un paquet de kleenex (100 Fcfa) que nous lui achèterons, Maman n'ayant pas de serviette à nous proposer. Une fois rasasié, 2 enfants nous proposent de débarasser nos assiettes. Je comprendrai en les voyant manger qu'ils ne travaillaient pas pour Maman.
De retour à l'hôtel, nous mettons le réveil à 5h pour aller chercher le reste du groupe qui arrive à 6h par un vol de la Royal Air Maroc en partance de Paris CDG après 8h30 de vol et une escale de 6h à Casablanca. Tags :
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Jour 2 : Ajouté le 31/7/2008 à 00:51
Le réveil n'ayant pas sonné, nous aura finalement accordé 1h15 de sommeil en plus, et nous sautons donc en trombe dans un taxi pour nous rendre en 4ème vitesse à l'aéroport situé à une quinzaine de minutes de là et ce à un tarif préférentiel de 1500 Fcfa grâce à Diane.
Arrivé à l'aéroport nous attendrons finalement 1h de plus, en raison du retard de l'avion, avant d'apercevoir nos amis depuis l'étage supérieur. Une fois leurs bagages en main, enfin sauf Frank dont le bagage s'est perdu durant le voyage, ce qui, à la vue du nombre de personnes du même vol ayant perdu leur bagage, est assez fréquent sur les vols de la RAM en provenance de Casablanca. Quelques heures plus tard, un agent de la RAM nous contactera, grâce à la réclamation que nous avions déposé au service des bagages perdus, nous signaler que le bagage était revenu à l'aéroport après une échappée à Brazzaville.
Le soir, Joan nous emmène dîner dans la rue de la joie, le quartier qui bouge de Douala. Durant le diner, nous aurons le plaisir qu'une personne vienne nous faire la comédie, ce qui est assez fréquent dans les grandes villes à l'heure des repas.
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Jour 3 : Ajouté le 1/8/2008 à 13:02
Ce matin, nous nous sommes tous donné RDV à 7h devant l'hôtel (12000 Fcfa / chambre climatisée avec salle de bain), mais n'ayant pas eu la bonne idée de changer l'heure de mon téléphone portable, je me retrouverais seul, à 6h avec mon sac sur le dos devant l'hôtel...
Quitte à être réveillé, je décide de me rendre à l'agence de "Buca Voyage" pour acheter à l'avance nos billets pour nous rendre à Yaoundé (3000 Fcfa / personne). Les bus partent environ toutes les heures, mais il faut prévoir 1h30 d'attente en moyenne entre le moment où on achète le billet et le départ du bus. Il reste préférable, pour ne pas perdre trop de temps, de prendre les billets avant 7h30 du matin...
Finallement, après 4h30 de bus au lieu des 3h initialement prévues, nous arriverons à Yaoundé
Une fois arrivé, nous nous rendrons directement à la gare voyageur afin de réserver nos places de train pour le lendemain, ce qui malheureusement se révelera être impossible. En effet, afin de réserver des places en 1ère classe assise (et ainsi être sûr de pouvoir s'assoire dans le train, ce qui n'est pas le cas avec des places de seconde), il faut se rendre le matin même à la gare sur les coups de 8h30 du matin (même si la gare ouvre officiellement à 10h00 et réellement à 11h30) pour avoir toutes les chances d'obtenir des places dans le seul train quotidien qui part à 18h10 (même horaire chaque jour). Il reste cependant possible de réserver des couchettes la veille du départ. (17'000 Fcfa/ place 1ère assise & 25'000 Fcfa / couchette)
Après 30mn de taxi (rouge pour les trajets en dehors de la ville), nous arrivons à Mfou où nous rencontrons Nadeje, une amie de Diane qui fait elle aussi son stage au Cameroun. Après avoir déposé nos bagages chez elle, nous nous rendons au marché afin de faire les courses pour le diner. Malheureusement, notre quête sera entravée par la rencontre d'un gendarme, ayant apparemment un certain penchant pour l'alcool d'après la forte odeur de son haleine, qui nous prend nos passeports et nous demande gentillement de bien vouloir le suivre au commissariat sans plus d'informations. Après que Nadeje en ait informée une de ses connaissance au commissariat, les choses se calmeront et le gendarme nous expliquera pendant 2h qu'il désirais simplement nous enregistrer pour notre propre sécurité. J'imagine que lorsqu'il nous avait dit au marché que "s'il le désirais, il pouvait nous garder toute la nuit à l'ombre", c'était certainement pour nous protéger des brigands...
Avant notre arrivée au Cameroun, Diane avait promis à l'un des gendarme, sur le ton de la rigolade, de belles jeunes filles blondes à se mettre sous la dent, mais apparemment le gendarme lui n'avait pas compris la plaisanterie...
Après diner copieux, nous nous effondrerons tous sur le lit... (à 4 par lit comme des sardines...) Tags :
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